Yvain Renaud Dessins

24 janvier 2012

2012, il se pourrait que ça bouge...

Rétrospectivement, je pourrais dire : en "2011, ça plonge". Pas bien profond pour ma part, mais quelques tasses, un courant qui m'amène au milieu de rien, avec toujours mille choses, mille bricoles, à faire pour le lendemain. Une année qui semble avoir compté pour de la margarine, et souvent comme un jour sans pain.

Un seul dessin digne de ce nom, d'un modèle qui m'a bien inspiré, que je ne pense pas avoir grossi, mais, la pose longue un peu mole, ça n'avantage pas. A moins d'ajouter 2 vertèbres... En tous cas, j'en suis content, vous le verrez bientôt.

Quelques autres en devenir, et quelques photos, qui me semblent pas mal, que vous ne verrez que lorsque nous les aurons choisies avec le modèle.

Avec ça, quelques dessins pour le boulot, pris sur le temps de boulot, et deux dessins en réunion,...ce pourrait être un chef d'accusation.

Alors, mes voeux sentent un peu le réchauffé, puisqu'il s'agit d'un de mes premiers dessins d'après modèle, qui a peut-être 20 ans.

Le voici donc; et comme cette nouvelle ne peut pas venir seule, que le SPAM! s'engouffre au passage pour passer avant celui qui était convié à entrer, avec sa myriade de produits révolutionnaires (si j'en crée 100 fois moins, je serais content) : il se peut bien, que l'année qui vient, je vous en donne plus.

Voici donc mes voeux : du plus, du mieux, du comme il faut, partout où il faut, comme on en veut, comme on en rêve, et pour tout le monde. Et qu'on s'amuse !

carte voeux yvain renaud 2012

 

 

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02 juin 2011

Richard Harper sur Artalog.net

    Cela fait longtemps que je n'ai rien écrit sur ce blog, faute de temps à y consacrer...
Au hasard d'un classement que j'entreprends sur mon ordinateur, je retrouve cette page qui m'avait intéressé. Je vous la communique, sans autre commentaire. Ce travail est très réaliste, mais sans caricature. L'intention du peintre y est commentée, ça me paraît assez proche de ce que je recherche aussi.
Voici donc l'article d'Artalog.net, donnant l'actualité des galeries d'art, et présentant l'expo Richard Harper à la galerie Alain Blondel (www.galerieblondel.com), du 11/12/2008 au 22/01/2009 :
Marie Eve N°II, 2005
huile sur toile, 92 x 73 cm

Richard Harper, Marie Eve N°II, 2005

Richard Harper, "Peintures récentes"

Richard Harper explore les limites de la peinture : il aurait pu choisir l’abstraction, il préfère la voie d’un réalisme objectif extrêmement détaillé. Question de rapport au temps et de tempérament !

Chacune de ses peintures procède d’un long et minutieux rituel. Par de régulières applications de fines couches de peinture translucides, Harper donne vie et matière à ses modèles ; leurs carnations apparaissent ainsi dans leur plus troublante réalité, rythmées par les courbes sinueuses des veines et des vaisseaux sanguins… Plusieurs mois voire plusieurs années s’avèrent parfois nécessaires à l’achèvement d’une oeuvre. Cette temporalité, qui peut paraître anachronique aujourd’hui, indique le degré de gestation inhérente à son travail.

Inconsciemment, notre regard suit les étapes successives de l’élaboration de la peinture : la posture du corps, ses courbes, sa surface puis sa texture. Ce mouvement progressif vers l’observation détaillée semble traverser l’enveloppe corporelle. Comme un zoom avant, de l’extérieur vers l’intérieur de la chair. Debout, allongés ou recroquevillés, ses modèles déclinent leur être avec toute la distance qui sied au refus de la subjectivité prôné par le peintre :

« Si j’ai adopté une approche minimaliste dans mes tableaux, c’est parce que le corps humain, dans son état naturel, représentait l’objet idéal pour la peinture. Partant de cette déduction, j’ai consciemment limité le sujet de mes tableaux à ceci : un corps humain sur une plateforme avec le vide en arrière-plan, évitant ainsi toute distraction de l’esprit. Le corps, toujours peint en taille réelle, remplit l’espace, atteignant presque les bords du tableau et il constitue l’unique et le plus important objet du tableau. »

Sans vêtement ni accessoire susceptible de conditionner l’oeil, la nudité permet de focaliser l’attention sur le corps uniquement. Corps unique car semblable mais différent à tous les autres, anonyme mais individualisé. Devant cette présence illusoire de corps si parfaitement recréés, Richard Harper nous confronte à notre propre image. Se regarder objectivement, dépouillé de tout jugement a priori, est un exercice bien délicat. Au-delà de notre réalité physique se pose la question d’une autre réalité tout aussi essentielle, immatérielle et impénétrable. Harper nous laisse libre ici d’achever notre description par cet attribut indicible qui nous subsiste ou non …

Biographie

Né en 1951 en Californie (U.S.A.), Richard Harper a étudié au Los Angeles Art Center College of Design dont il sort diplômé en 1975. Après avoir vécu en Californie, il s'est installé en France en 1986.

Ayant pris pour sujet l'image du corps humain, il expose régulièrement ses peintures en France et aux Etats-Unis.

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17 mai 2010

Interdit de charbonner...

     J'ai rarement eu la possibilité de dessiner des modèles à la peau noire, mais ça a été chaque fois un moment passionnant. Quand l'éclairage est bon, ce ne sont plus les ombres que l'on représente, mais les reflets sur la peau. Ça change radicalement la façon de voir les volumes et les modelés.
     Autant les rehauts de blanc s'avèrent souvent inutiles, lorsqu'on dessine un modèle blanc, autant cela devient très artificiel, lorsque le modèle est noir. Pourtant, pour marquer le contraste entre ombre et lumière, on serait tenté de faire les reflets à la craie blanche, dans le cas où l'on aurait une feuille de couleur.
     Dans le cas précis des deux dessins qui suivent, je n'avais que du papier blanc, alors je n'ai pas fait de rehauts de blanc... vous vous en doutez. J'ai donc dû réserver ce blanc sur ma feuille, et éviter de charbonner pour représenter la couleur de la peau. Car, à trop charbonner, on pourrait croire que mon modèle était couvert de poils. C'est le problème, quand on dessine au trait.

yvain_renaud_nus_masculins_assis_p yvain_renaud_croquis_de_nu_masculin_p

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03 mai 2010

Une étoile

   Lorsque j'étais encore à Paris, j'ai eu la chance de rencontrer Marie-Agnès Gillot, juste avant qu'elle ne soit reçue Danseuse Etoile à l'Opéra de Paris. Une amie suivait son travail depuis plusieurs années, allait à tous les spectacles, et comparait les interprétations des unes et des autres. Elle se désespérait que d'autres deviennent étoiles avant elle, non qu'elles soient mauvaises (bien au contraire !), mais parce qu'elles n'avaient pas une personnalité et un style aussi singuliers sur scène.
   Pour ma part, parmi les spectacles que j'ai pu voir à l'Opéra, j'ai dû voir une dizaine de ballets où dansait Marie-Agnès Gillot, j'ai pu aussi la côtoyer de plus près, sans certainement lui laisser aucun souvenir de moi.
   Imaginez-vous mangeant à la table de votre Star préférée, qui vient de vous faire décoller loin au dessus de votre quotidien, et imaginez la conversation que vous pourriez avoir avec elle.
   Comprenez mon désarrois, je n'ai pas trouvé utile de lui parler de ma petite vie, et d'autres que moi ont fait la conversation. Elle ne m'aurait pourtant pas sauté à la gorge, car elle est très sympathique.

   Marie-Agnès Gillot est grande, plus que ses collègues, elle a les épaules plutôt larges, de longues jambes et de longs bras. Sur scène, on ne voit qu'elle. Tous ses gestes sont parfaits. Parfaits et très expressifs. Elle est aussi à l'aise dans le ballet contemporain que dans le ballet classique. Ce qui est rare.

   La voici dans deux ballets contemporains, avec Audric Bezart dans Triade, et seule dans Genus, de Wayne McGregor, l'année dernière. Deux ballets exigeants, du point de vue athlétique, autant qu'artistique. Ces deux photos insistent plus sur la prouesse sportive. N'allez pas croire qu'elle est raide, et allez la voir sur scène;

Marie_Agn_s_Gillot_et_Audric_Bezard__Triade Marie_Agn_s_Gillot_dans_Genus_de_Wayne_McGregor__opera_de_paris_2009

   Elle m'a particulièrement impressionné dans le Boléro de Ravel, chorégraphié par Maurice Béjart. Ce morceau peut-être dansé tant par une femme que par un homme, en solo, sur une estrade ronde autour de laquelle dansent des hommes, torse nu.
   Le décor est inexistant, le costume est volontairement neutre, les pas sont extrêmement répétitifs. Aussi "entêtants" que la musique, jusqu'à la transe.

Marie_Agn_s_Gillot_dans_le_bolero__B_jart

C'est fascinant.

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13 avril 2010

Recherche modèle...

   Chère modèle,

 

                           Il se pourrait que vous passiez, animée d'une saine curiosité, pour voir ce qui me motive, dans ce domaine bien rebattu qu'est le "modèle vivant".
   En quelques mots, j'aime la vie, j'aime montrer le naturel, de l'attitude et du geste, du corps aussi. Sans juger tous ces styles qui ne sont pas les miens, car je les respecte sans pour autant les pratiquer, je ne fais pas dans le gothique, le fétish, le shibari, l'emo ou le SM, mais pas non plus dans le pittoresque ou le flou artistique. Ça m'amuserait d'en faire des pastiches, mais les puristes du genre trouveraient cela douteux.
   En tant que modèle, vous avez une certaine image de vous-même, et chaque photographe ou artiste vient enrichir votre "personnage" d'expressions ou d'un style qui n'est pas forcément le votre. Peut-être avez-vous une idée très précise de ce qui vous convient, ou peut-être faites-vous confiance aux photographes qui vous font poser, pour vous donner le caractère qu'on retrouve sur vos photos. Ils vous regardent évoluer, ils cernent, ou tentent de cerner ce que vous exprimez naturellement.
   Pour ma part, je suis sensible à votre délicatesse, à votre souplesse, et à votre musculature également. Si si, avec une pose et un éclairage adaptés, la structure du corps se voit mieux. Depuis dix ans que je le dessine, je l'observe chaque fois. C'est cette structure qu'il m'intéresse de montrer, l'articulation du corps, ses proportions géométriques, sa façon d'occuper l'espace, et ses modelés, ombres et reflets révélant, justement, le muscle en action.
   Un corps bien proportionné, même s'il est plutôt sec, est mou s'il n'est animé de l'intérieur. Un athlète est plus beau en action qu'en jogging, et le lion est moins impressionnant pendant sa sieste.
   Rassurez-vous, je ne vous ferai pas courir dans mon atelier (il est trop petit), ni sur un tapis roulant. Mais, en jouant le geste de quelqu'un qui fait réellement une attitude , et qui accompagne son geste d'une énergie (comme dans le tai chi), vous aurez la présence des sibylles de Michel Ange.

libysche_sibylle Michel_Ange_sibylle__dessin michelange_sibylle_de_delphes

   Un geste contenu, un éclairage rasant, une attitude expressive, c'est ce qu'on retrouve dans la danse contemporaine.
Le dessin, la photographie, permettent d'en garder l'image.

   Je pense commencer par quelques croquis pour choisir les poses, puis travailler sur certaines poses en particulier, avec un bon éclairage. Je passe toujours par le dessin avant d'enchaîner en photographie, car le dessin me permet de mieux observer et de mieux repérer ce que je vais montrer.

Si ce genre de projet vous intéresse vous pouvez me contacter par mail, par le lien qui est indiqué "contactez l'auteur", dans la colonne de droite. Je peux également me déplacer pour vous rencontrer, si vous le souhaitez, avant de faire votre choix.

Merci à vous

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11 avril 2010

Nu caravagesque

   Adepte du clair-obscur, comme un coup de flash dans l'obscurité, Le Caravage n'a jamais peint ce genre de nu féminin, il n'a d'ailleurs peint aucun nu féminin, au contraire de beaucoup de ses contemporains.
   Ce nu "caravagesque" que je vous présente pourrait être le pendant de cette Vénus d'Artémisia Gentileschi,  ou de ce "Cupidon endormi", du Caravage.

yvain_renaud_nu_feminin_caravagesque

Artemisia_Gentileschi__Venus_et_Cupidon

cupidon_endormi__caravage

   Par contre, j'oubliais, ma "Vénus" à moi, ce n'est pas de la peinture, mais de la photographie.

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27 mars 2010

Sascha Hüttenhain

   Ça fait déjà quelques temps que j'ai placé ce lien vers les photographies de Sascha Hüttenhain, que j'apprécie beaucoup.
http://photo.net/photodb/folder?folder_id=397520
Ses photos sont assez sophistiquées dans leur éclairage, peaufiné pour montrer les plus petits modelés du corps de ses modèles, et leur donner un aspect sculptural. Il ne semble pas qu'il ait photographié des corps d'hommes, mais vous verrez que ses femmes sont plutôt athlétiques.
   Ses modèles prennent souvent des poses de gymnastes ou de danseuses, dans un environnement minimaliste. Ses photographies sont  très épurées et géométriques, et généralement en noir et blanc. C'est froid mais beau comme une statue grecque "noble simplicité et grandeur sereine", comme dirait Johann Winckelmann.
   Je vous en montre quelques-unes, parmi celles que j'aime, et que j'ai pu trouver sur le net en bonne résolution. Vous en verrez d'autres dans l'album-photo qui est dans la colonne de droite.

   Si vous connaissez d'autres liens qui amènent à de belles photos, bien grandes, de Sascha Hüttenhain, je suis preneur...

Sascha_Huttenhain__Flexible_girl

Sascha_Huttenhain__Goddess_of_flexibility

Sascha_Huttenhain__O

Sascha_Huttenhain__Diagonal_stretching

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Nu en pièces détachées

   Je ne fais pas "comme il faut", mes dessins ne sont pas montrables. Je ne les avance pas de façon équilibrée, et souvent je laisse un trou en plein milieu, faute de temps pour les terminer. Peut-être parce que mes professeurs me disaient que, dans un concours, il faut montrer ce que tu sais faire, et chiader un détail si tu n'as pas le temps de faire le reste. En aurais-je gardé l'habitude ?
   En tous cas, vous allez être servis : des nus en pièces détachées, il y en a plein mes cartons à dessins.

   Tout n'y est pas, mais j'espère vous montrer quelques beaux morceaux. Voila donc deux dessins d'Alice, le modèle d'aujourd'hui.

alice__le_27_mars_2010__capi_saumur__1_

yvain_renaud_alice_sur_le_dos
   L'ensemble paraît assez mystérieux, j'aime bien finalement, sauf que le pied qui sort des reins, dans le  second dessin , ce n'est pas très heureux. Je pourrais effacer ce pied, amis le plus rigolo, c'est que je ne m'en suis aperçu que lorsque la pose s'est arrêtée. Décidément, 10 minutes ce n'est pas assez pour regarder.

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croquis de nu "tubistes", Alice

   Ce week-end se déroule, au Centre des Arts Plastiques, un stage de dessin de nu, d'après modèle vivant. Nous y sommes une douzaine, encadrés par un professeur-animatrice qui veut nous faire découvrir différentes techniques, mine de plomb, fusain, pastel, acrylique. Ce n'est pas nouveau pour moi, mais ça prend quand-même un air de nouveauté, car je n'ai pas dessiné de nu au fusain depuis bien longtemps déjà.
   Je ne suis pas un fanatique du fusain, l'outil manque selon moi de précision et peut avoir une certaine mollesse, à moins de révéler la granulosité du papier. En fait, il suffirait que je prenne une feuille bien plus grande, grand-aigle par exemple, et ces "défauts" disparaîtraient.
   C'est un a priori que j'ai, simplement parce que je préfère d'autres outils...

   Aujourd'hui, donc, fusain (vous n'en verrez rien, le fusain a fusé, et c'est moche), crayon de bois et mine de plomb. Notre modèle, Alice, venait du département voisin. Décidément, dur dur de trouver un modèle dans le coin.

   Voila quelques croquis tout frais de ce cours collectif, correspondants à des poses de 4 à 10 minutes. Je n'aime pas les poses courtes, je ne rends justice à mes modèles que lorsque j'ai vraiment le temps de les regarder. Un "round" d'observation, ce n'est pas un luxe. Mais les cours collectifs ont toujours ce défaut qu'on dessine, non pas ce que l'on voit, non pas ce que l'on imagine, mais plutôt un résumé un peu caricatural du modèle.

   Ces dessins sont un peu "tubistes", ce sont des académies teintées de Fernand léger ou de Malévitch. Les ombres y sont très systématiques et peu réalistes.

yvain_renaud_alice_allong_eyvain_renaud_alice_assise

yvain_renaud_alice_a_genouxyvain_renaud_alice_debout

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13 mars 2010

Les beaux nus de Rodin

   Le week-end dernier, je suis allé à Angers, pour aller voir l'exposition Rodin, au musée des beaux-arts, avant qu'elle ne se termine (faites vite !). Je vous la conseille vraiment.
   Pour qui aime Rodin, mais pour qui aime aussi trouver un éclairage qui met en valeur tous les reliefs des sculptures, vous serez servis. J'ai fait pas mal de photographies, qui révèlent l'éclairage très complexe qui a été choisi par le commissaire d'exposition : un jeu de filtres de couleurs, très certainement, car les bronzes ressortent avec des ombres et des reflets rouges et bleus. le grand nu en plâtre qui présente Victor Hugo nu m'a semblé un peu surexposé, à moins que mon oeil ait eu du mal à s'adapter. Mais les autres sculptures, plâtres patinés et bronzes surtout, sont vraiment mieux mis en valeur, que la dernière fois que je suis allé au musée Rodin, à Paris.
   Tout n'est d'ailleurs pas présenté dans ce musée, faute de place. Il y avait à Angers 6 bustes d'étude de Clémenceau, et autant concernant la seule tête de Zola. Mais quand on voit la ressemblance qu'il y a entre ces bustes de Clémenceau, on voit qu'assurément Rodin savait reproduire plusieurs fois des bustes identiques, où seule l'expression change. Comme un dessinateur de BD, qui a parfaitement en tête les caractéristiques d'un visage.
   Mais c'est surtout le Saint Jean-Baptiste qui m'a impressionné, je vous le présente avec deux éclairages différents : "normal" et un brin surexposé. Rodin s'est aidé d'un modèle qui posait, modèle qui a été photographié par Gaudenzio Marconi, mais dont la photographie ne porte pas les mêmes modelés, la même maigreur, le même cou un peu long qui donne une attitude plus fière, ni le même déhanchement.
   Rodin a choisi pour son bronze une patine très brillante, à l'aspect huilé, qui révèle le corps décharné de St jean-baptiste, son ossature et ses muscles. C'est tout ce que j'aime en sculpture, il est aussi beau que le Grand Condé sculpté par Coysevox.

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